La science au risque de l’opinion : comprendre la fracture entre savoir et décisions
18 juin 2026 — 10:00 - 11:00Auditorium
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Face à l’accélération des crises environnementales, la place de la science dans le débat public n’a jamais été aussi centrale… et aussi fragilisée. Aux États-Unis, les coupes budgétaires visant certaines institutions scientifiques, les pressions politiques sur les agences fédérales et la remise en cause de travaux établis illustrent une tendance préoccupante : le socle scientifique lui-même tend à être relégué au rang d’opinion parmi d’autres.
Dans ce contexte, la relation entre science et société entre dans une zone de turbulence. Désinformation organisée, polarisation des débats, stratégies d’influence : les mécanismes qui fragilisent la parole scientifique se multiplient, y compris sur des sujets aussi documentés que le changement climatique. Cette fragilisation s’étend même au système mondial d’observation dont la continuité est essentielle pour produire des données fiables et comparables à l’échelle planétaire.
Quels sont les facteurs profonds de cette crise ? Comment ces dynamiques affectent-elles l’opinion publique, la qualité de la délibération démocratique, les choix économiques et la capacité d’action des territoires ?
À partir de son expérience au sein du GIEC et de son engagement dans le débat public, Valérie Masson-Delmotte apportera un éclairage sur ces évolutions. Elle analysera les ressorts de la défiance et les risques d’un affaiblissement durable du lien entre connaissance et décision.
Mais au-delà du constat, cette intervention ouvrira des perspectives : comment restaurer un dialogue exigeant entre science et société ? Comment partager des savoirs complexes dans un monde sans nuances et un espace public saturé d’informations ? Quel est le rôle des médias ? Et surtout, comment remettre la connaissance au cœur de nos choix collectifs, à l’heure où agir vite et juste devient une nécessité ?
